Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

M.V :  Je m’appelle Margaux Vandesteene et j’ai 23 ans. Je suis née le 12 février 1998 à Lille. Je fais partie de l’équipe Élite 1 féminine du Stade Toulousain Rugby où j’évolue au poste d’ailière ou arrière. 

Je suis actuellement en licence Marketing / Commerce, en alternance chez PROAXUR. J’occupe le poste de Commerciale et Chargée de communication.

H.R : Je m’appelle Hugo Reilhes, j’ai 20 ans et j’évolue au poste de pilier au Stade Toulousain, en catégorie Espoirs. Je suis également pensionnaire du Centre de Formation. Je suis né le 8 janvier 2001 à Muret. Je suis également en troisième année au lycée Airbus et j’étudie en alternance au sein de l’entreprise Airbus. Cette année est décisive dans mon cursus puisque je passe mon Bac.

Pourquoi avez-vous choisi le rugby ?

M.V : J’ai tout d’abord commencé par l’équitation. En grandissant, je me suis rendue compte que je voulais faire un sport collectif avec mes amis et au collège, nous pratiquions du rugby. Un jour, je suis rentrée chez moi, et j’ai dit à ma mère que j’allais essayer le rugby.

Traditionnellement, ma famille est plutôt branchée foot. Ils se sont d’abord montrés sceptiques puis, avec le temps, ils s’y sont fait. (Rires)

H.R : Personnellement, j’ai une famille d’initiés au rugby : mon père, mon oncle, mes grands-parents, tous jouaient à Muret, Saint-Girons ou Mérignac. Cela m’a directement conduit à pratiquer ce si beau sport. Avec un environnement comme celui-ci je ne me voyais pas faire un autre sport !

Depuis combien de temps jouez-vous au Stade Toulousain ? 

M.V : C’est ma deuxième année, mais en vérité avec la saison interrompue en mars 2019-2020, c’est ma première saison complète.

H.R : C’est ma sixième année au Stade. Je suis arrivé à l’âge de 14 ans, en première année de la catégorie Cadets. J’ai fait toute mon école de rugby au club de Muret, dans laquelle j’ai débuté.

Comment s’est préparée l’équipe pour la phase retour des playoffs et mentalement, physiquement. Quel état d’esprit avez-vous ?

 M.V : Ça se passe vraiment bien ! Le groupe vit bien comme on dit. On a eu 6 semaines afin de se préparer à ces retours de play-offs. Le temps de latence a été bien réparti par le staff, avec un match amical contre Lyon (les louves). Nous avons pu mettre en place une journée cohésion pour consolider nos liens à l’approche des phases finales. Nous avons eu deux entraînements dirigés par Ugo Mola, Laurent Thuery et Vincent Clerc. Des entraînements qui se sont révélés constructifs pour l’ensemble du groupe.

Nous sommes désormais prêtes pour la reprise et j’ai hâte de vivre ces moments excitants avec mon équipe.

Vous êtes en course pour les phases finales. Comment avez-vous préparés le match face à l’UBB et comment se sent le groupe à l’approche des matchs décisifs ? 

H.R : On se sent très bien, on pense bien évidemment aux phases finales mais nous restons concentrés avant tout sur nos matchs de fin de saison : Bordeaux, Colomiers et le Racing, contre qui nous avons perdu à l’aller. On attend impatiemment le match retour. 

Avez-vous un rituel d’avant-match ?

M.V : Je n’en ai pas vraiment, simplement un petit café et des tresses.

H.R : Moi non plus je n’en possède pas réellement. Je reste simplement concentré sur ce que j’ai à faire avant un match, les objectifs collectifs et mes objectifs personnels. 

Vos petits surnoms dans le groupe ?

M.V : On m’appelle la frite ici car comme je suis originaire du Nord de la France, c’était plutôt facile de me trouver ce surnom et en plus de ça, je suis blonde. Il faut savoir que les coachs ne m’appellent plus Margaux, mais la frite ! (Rires) 

H.R : Alors oui c’est “Reilhes” sans oublier de prononcer “S” à la fin et sinon c’est “l’Orteil” pour les plus intimes. Pourquoi ? Parce que …  comprendra qui pourra ! (Rires)

L’endroit où vous vous sentez le mieux ?

M.V : Je suis très proche de ma grand-mère à Frévin-Capelle, donc je dirais chez ma mamie, elle nous fait tout le temps des bons petits plats du Nord. 

H.R : L’endroit où je me sens le mieux, c’est à la “maison”, à Muret, et surtout à table avec mes parents, autour d’un bon repas en famille !

Un film ou une série à conseiller ?

M.V : Les « Demoiselles du téléphone », vraiment, c’est une série que je conseille vivement ! Personnellement, j’ai adoré. Ça met en avant le GIRL POWER !

H.R : J’ai bien aimé “The last dance” c’est le reportage sur Michael Jordan. Il parle essentiellement de lui et de son parcours ainsi que de l’équipe de basket-ball américaine et des Bulls de Chicago lors de la saison 1997-1998. J’ai adoré la manière dont il parle de l’humain, du sportif et de toutes ses caractéristiques.

Une rugbywoman ou un rugbyman qui t’inspire ?

M.V : Je dirais Alexandra Pertus, c’est une ancienne coéquipière de Lille qui est devenue coach au LMRCV (Lille). C’est une femme qui est inspirante grâce à sa mentalité et sa façon d’être. C’est une personne qui sait te pousser au bout de tes capacités. Elle regarde plus loin que sa personne. Elle a aussi créé son entreprise LGA sport, où elle revendique le rugby féminin auprès des entreprises, en y montrant la force du collectif et je trouve son approche innovante.

H.R : Un joueur qui m’a énormément inspiré, c’est Louis Picamoles. De par sa puissance, son style de jeu et ce qu’il reflète sur le terrain. Il m’a donné envie de jouer au rugby et d’aller le plus loin possible dans cette discipline.

Une anecdote au Stade à nous raconter ? (Sur et surtout en dehors du terrain)

M.V : L’an dernier, on est parti jouer à Caen et il faisait un temps horrible. Nous sommes rentrées en avion et sur le vol Caen / Lyon, il y a eu un énorme orage. L’avion a subi d’énormes turbulences qui ont rendu presque tous les passagers malades. On n’a pas pu atterrir de suite, il a fallu contourner l’orage. Tout le monde a pleuré, même notre préparatrice physique ressemblait à un zombie, je ne l’avais jamais vue comme ça. Et là, je me suis dit qu’on n’allait pas s’en sortir, en me retournant pour voir les filles… j’ai vu notre pilier, Mama Traoré, en train de dormir paisiblement alors que tout le monde était en panique (Rires). Je pense que toute ma vie, je m’en souviendrai de ce retour de match.

H.R : L’an dernier, j’étais en double licence avec Saint-Girons, en championnat de Fédérale 2. Lors d’un match, un de mes coéquipiers Clément Vergé me fait un magnifique offload et là je me retrouve à percer en plein milieu du terrain. J’essaie de faire les choses bien en faisant une croisée à mon ailier, qui, n’était plus là… Donc vous l’avez compris, j’ai fait une passe à la touche et pour clôturer le tout, devant la tribune d’honneur de Saint-Girons.