Retrouvez cette semaine dans Passion Croisée, les interviews de Laura Ménétrier et de Luca Gruttadauria :

Pouvez-vous vous présenter brièvement ? 

L.G : Je m’appelle Luca Gruttadauria, j’ai 19 ans. Je suis né en Belgique et j’ai la double nationalité franco-italienne. J’ai eu la chance de rejoindre le Stade Toulousain il y a maintenant 4 ans et je suis une formation de BTS MCO en plus du rugby, que j’espère valider cette année !

L.M : Je m’appelle Laura Ménétrier, j’ai 27 ans et je suis originaire de Grenoble. J’ai débuté le rugby à l’âge de 7 ans à Vinaye. Je suis éducatrice spécialisée et je travaille en IME avec les enfants. J’évolue actuellement au poste de pilier au Stade Toulousain !

Pourquoi, avez-vous choisi le Rugby ?  

L.G : Quand j’étais jeune, j’ai commencé par pratiquer le foot. Ma grand mère venait me voir aux entrainements mais n’appréciait pas les valeurs que transmettaient les éducateurs. Elle m’a attiré vers le rugby, un sport dans lequel j’ai très vite trouvé mes marques et je ne l’ai jamais quitté. J’ai débuté dans un club de Bruxelles, le Royal Kituro Rugby Club.

L.M : C’est une histoire familiale. Mon père jouait au rugby, j’ai voulu suivre son exemple ainsi que celui de mes cousins et mes oncles qui pratiquaient aussi. Quand j’étais petite, je n’allais pas à école le lundi. Mon père finissait sa carrière rugbystique et pendant les phases finales, le dimanche, je venais avec lui pour le voir sur les terrains et surtout assister à la troisième mi-temps. C’était une véritable religion !

Que représente le club à vos yeux ? 

L.G : À mes yeux, le Stade Toulousain est une institution mondiale qui forme de nombreux joueurs au niveau professionnel, voire international. Le fonctionnement de la formation est très efficace, et fournit un réel cadre pour progresser sur le plan sportif et personnel.

L.M : J’ai d’abord évolué à Grenoble puis à l’USAP avant de rejoindre le club en 2015. Le championnat était alors sous la forme du Top 8. C’est donc ma sixième année sous les couleurs rouges et noires !

Luca, dans cette période complexe, comment le groupe fonctionne pour rester prêt pour les futures confrontations ? 

L.G : Les conditions sanitaires ne permettent pas de maintenir un calendrier stable, ce qui nous demande d’être prêt sur de longs mois par rapport à une saison régulière. On se prépare à très haute intensité pour être performant. Le groupe se sent bien mentalement et fait le nécessaire pour être au niveau physiquement. 

L.M : Quand je suis arrivée au Stade, je me sentais un peu impressionnée par l’Histoire, le palmarès et l’institution. J’étais à moitié gênée et motivée par l’envie de bien faire ! Aujourd’hui, je prends un grand plaisir à y évoluer. Je crois que ce club ne laisse personne indifférent.

Avez-vous un rituel davant-match ? 

L.G : J’ai pris comme habitude de toujours préparer mes affaires le matin du match. Je prends le temps de me lever plus tôt et je fais mon sac en commençant par le bas. Quand je suis dans les vestiaires avant le match, je m’habille aussi toujours de la même manière.

L.M : Pas vraiment, chaque match est différent et la préparation dépend mon humeur.

Vos petits surnoms dans le groupe ? 

L.G : On m’appelle souvent Grutta, c’est plus court ! 

L.M : Les filles ont pris l’habitude de m’appeler Ménét’, comme Luca, c’est plus court ! 😁

Lendroit où vous vous sentez le mieux ? 

L.G : Comme beaucoup, j’apprécie retrouver ma famille en Belgique. Je me sens aussi très bien sur un terrain de rugby, c’est un endroit où je prends beaucoup de plaisir !

L.M : J’aime rentrer chez mes parents à Vinaye, près de Grenoble. C’est toujours agréable de pouvoir se ressourcer en famille et avec ses proches.

Un film ou une série à conseiller ? 

L.G : Je vous conseille de regarder la Casa de Papel, une série qui propose toujours des nouvelles intrigues, le cocktail parfait pour passer un bon moment !

L.M : Je ne regarde pas trop de séries, mais celle que je préfère, c’est Malcolm !

La personnalité qui vous inspire ? 

L.G : Johnny Wilkinson, c’est un véritable exemple. C’est un travailleur hors pair, qui a dominé le rugby mondial pendant l’ensemble de sa carrière. Il a remporté tous les titres, c’est une réelle inspiration.

L.M : Simon Weil, car elle représente les droits de la femme et avec le développement du rugby féminin, on est en plein dedans !

Une anecdote à nous raconter ? (Sur le terrain ou en dehors)

L.G : L’année dernière, lors d’un stage d’intégration à Argelès-sur-Mer, nous étions dans un camping mais avons passé une soirée en dehors. Après un super moment, nous sommes rentrés et tombés sur plusieurs joueurs qui s’étaient perdus dans des buissons. Ils étaient légèrement à l’Ouest ! 😂

L.M : En sortant d’une boîte de nuit, on m’a volé mon portable. En le cherchant, je me suis retrouvée sur le Capitole face à une personne qui faisait partie des voleurs ! Je me suis empressée de l’intercepter pour lui demander mon portable. La situation n’évoluait pas assez vite pour moi, j’ai pris la décision de lui mettre un plaquage cathédrale. Au final, il a eu très peur mais il n’avait vraiment pas mon téléphone. 😑