Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

E.C : Je m’appelle Eve Cartaillac, j’ai 20 ans. Je suis née à Millau, dans l’Aveyron, le 17 janvier 2001.  Depuis 3 ans, j’ai la chance de porter les couleurs Rouge et Noire et j’effectue ma deuxième année dans l’effectif Sénior. Je suis plus précisément considérée comme « Joueuse à Fort Potentiel » au sein du groupe Elite 1.

En dehors du rugby, je suis étudiante en 3ème année de Droit à l’Université Toulouse Capitole 1.

T.H : Je m’appelle Thomas Hebert et j’ai 21 ans. Je suis né le 18 février 2000 à Cahors. J’ai débuté le sport par le judo puis je me suis très rapidement tourné vers le rugby. J’ai gravi l’ensemble des échelons au sein de l’école de rugby Cadurcienne avant de rejoindre le Stade en catégorie Cadets. Je suis déjà à ma huitième année en Rouge et Noir, où j’évolue au poste de troisième ligne, en Espoirs ! 

Pourquoi, avez-vous choisi le Rugby ?  

E.C : J’ai toujours aimé le sport. Dans ma jeunesse, j’ai notamment pratiqué la danse et les sports de pleine nature comme l’escalade ou le kayak. Lorsque j’étais au collège, mon professeur d’EPS m’a initié au rugby et j’ai immédiatement adhéré !

T.H : Lorsque je faisais du judo, mon père m’a demandé si je souhaitais m’adonner à une autre discipline. J’ai donc essayé le rugby très jeune, à 6 ans. Je ne connaissais pas du tout ce sport mais j’étais attiré puisque mon père et mon oncle étaient eux mêmes joueurs, en leurs temps. Dès les premières saisons, j’ai su que ce sport allait me correspondre !

Que représente le club à vos yeux ?

E.C : Pour moi, le Stade Toulousain est le club emblématique français. Habitant dans le sud de la France, j’ai toujours plus ou moins entendu parler de ce club aux multiples trophées. A mes yeux, le Stade, c’est « THE CLUB » ! 🤩

T.H : C’est l’un des plus grands clubs de France et d’Europe ! C’est une véritable fierté de pouvoir porter les couleurs du Stade Toulousain et, chaque jour, je me rends compte de la chance que j’ai. 

Le club se distingue également par sa qualité de formation. Nous (les jeunes joueurs), avons accès à des infrastructures et des intervenants de très haut niveau, qui permettent de développer un savoir-faire typiquement Stadiste.

Aujourd’hui, le Stade fait partie de ma famille. Je côtoie beaucoup de personnes du club et j’aime y passer de temps.

Comment vis-tu tes premiers pas en Elite 1 ? Tes premiers essais ? 

E.C : Je me sens à l’aise dans le groupe. Malgré mon jeune âge, les filles plus expérimentées ont fait en sorte de bien m’intégrer.

D’un point de vue purement sportif, j’ai du m’adapter à la différence de niveau entre le championnat Espoirs et Elite 1. Cette saison, j’arrive à grappiller du temps de jeu et j’ai même eu la chance de marquer mes premiers essais ! Des moments que je n’oublierai pas et qui me permettent de grandir en tant que joueuse de rugby.

Thomas, après quinze jours sans compétition, vous recevez le 5ème, Agen. Comment abordez-vous ce match (Personnellement puis groupe) ? 

T.H : Nous avons préparé cette rencontre de la même manière que les autres. Nous nous entraînons sérieusement et avons hâte de retrouver les terrains. En cas de victoire, cela sera l’occasion de nous rapprocher encore un peu plus des phases finales et de sécuriser notre première place. 

Le match se déroulera après la rencontre de l’Équipe 1 donc nous aurons à coeur de montrer une belle image ! Agen est une belle équipe de notre championnat et nous savons qu’un gros combat nous attend.

Avez-vous un rituel d’avant-match ?

E.C : Je n’ai pas de rituel à proprement parler. Mes avant-matchs varient selon mon humeur mais, en règle générale, je crée ma propre bulle en écoutant de la musique et en visualisant les actions que je dois accomplir durant la rencontre.

T.H : Je n’en ai pas vraiment, j’aborde chaque partie de façon différente. Je peux mettre ma chaussette gauche à droite, cela ne va pas me perturber dans mon match !  Je ne suis pas très superstitieux et n’attache pas beaucoup d’importance aux rituels pour l’instant.

L’endroit où vous vous sentez le mieux ?

E.C : Comme beaucoup de jeunes joueuses, je pense que c’est chez moi, dans ma maison de Millau. J’y retrouve mon entourage proche, ma famille et mes amis qui me sont chers. J’y ai construit ma jeunesse et me suis créé des souvenirs impérissables. Revenir dans l’Aveyron me repose et me réconforte.

T.H : J’apprécie rentrer à Cahors et retrouver ma famille. J’aime faire des activités avec mon père et passer du temps à l’extérieur puis me régaler des plats que cuisine délicieusement ma mère. À Toulouse, je vis dans un appartement et je ne supporte pas le fait de rester cloisonner à l’intérieur. Retourner dans le Lot est pour moi l’occasion de m’aérer et de profiter des choses simples !

Un film ou une série à conseiller ? 

E.C : Je recommande Grey’s Anatomy ! Le vieux classique par excellence mais tellement bon.

T.H : Je conseille absolument Black List, une série que j’apprécie beaucoup. C’est un thriller qui vous entraine dans des intrigues policières avec des enquêtes du FBI qui tiennent en haleine. Il y a 6 saisons, de quoi vous occuper un bon moment !

Une anecdote au Stade à nous raconter ? (Sur et surtout en dehors du terrain 🤣) 

E.C : C’est une anecdote de vie, en dehors des terrains. Lors de ma première sortie avec le groupe Sénior, alors que j’évoluais encore en Cadettes. Il y avait notamment Emma Pasin et d’autres jeunes qui m’accompagnaient. Nous étions un peu timides mais Claire Beauparlant nous a pris sous son aile et avait été adorable avec nous. Ce soir là, nous avions passé la majorité de notre temps à rigoler, c’était génial !

Une soirée que je ne suis pas prête d’oublier !

T.H : Avant chaque début de saison, l’Équipe 1 affronte des équipes de Top 14 ou Pro D2 dans le cadre de matchs amicaux. L’an passé, le staff m’a donné l’opportunité de participer à l’un d’eux face à Colomiers. À la fin de la rencontre, un journaliste m’interpelle en criant « Guillaume, Guillaume ! ». Il vient vers moi et me demande une interview. Sous l’effet du stress, je ne me rends pas compte qu’il voulait parler à Guillaume Marchand et je réponds avec beaucoup de sérieux à ses questions.

Résultat, le portrait a été diffusé sur France 3 avec un bandeau indiquant : « Guillaume Marchand, talonneur du Stade Toulousain »… J’ai donc réalisé une interview télévisée qui ne m’était pas destinée !  🤣