Le week-end dernier, à défaut de se confronter à ses adversaires sur le terrain, le collectif féminin (Elite 1 et Fédérale 1) se retrouvait pour un stage cohésion ! Avant la reprise du championnat, les filles ont pu se mesurer à de nombreux exercices physiques et sportifs, de quoi parfaire leur préparation et renforcer les liens au sein du groupe.

Anthony Granja, l’entraineur principal de l’Élite 1, revient sur ce week-end et cette opération.

Anthony, peux-tu nous donner plus de détails sur ce stage ? Quel en était le but ?

L’objectif était de remettre de la cohésion, du souvenir commun pour le groupe Élite puisqu’au cours de cette saison, nous avons intégré des joueuses Fédérales pour renforcer le groupe. Les problématiques actuelles nous ont contraint à nous séparer pendant une longue période, donc nous considérons qu’une nouvelle saison a débuté. C’était important de marquer le coup !
Nous avons pu voir des comportements très intéressants chez nos joueuses, l’émergence de leaders, l’affirmation de certaines dans la difficulté, avec de la fatigue. C’était aussi l’occasion de sortir du cadre rugbystique et de travailler des compétences, des axes qu’on ne peut malheureusement pas peaufiner sur le terrain. Elles ont dû puiser dans leurs ressources mentales, individuelles et collectives : c’est dans ces moments là que nous voyons la valeur d’un groupe.

Où se déroulait ce stage ?

Nous avons eu la chance de pouvoir réaliser ce stage dans l’enceinte du 14ème Régiment d’Infanterie et de Soutien Logistique Parachutiste de Balma. Ce séjour a été organisé dans un espace temps très court ! C’est l’Adjudant-Chef Christophe Simon qui nous a accueilli. C’est une personne formidable, habituée à réaliser et à encadrer des stages de cohésion pour l’armée.
Nous détenons une convention avec le Régiment qui nous permet de profiter de cette expérience, de ce savoir-faire et de ce professionnalisme exceptionnel, qui est exclusivement réservé aux corps armés.

Quelles activités vous étaient proposées ?

Il y avait beaucoup de parcours similaires à ce que nous connaissons du monde militaire, c’est-à-dire des situations où l’on doit expatrier des blessés, franchir des obstacles variés, des ruisseaux… Nous avons également pu travailler des activités axées sur le combat, des situations de grande fatigue, où la solidarité primait.

Ce fut très enrichissant puisqu’il y avait des situations identiques au rugby, à la différence que dans celles-ci, nos joueuses ne devaient pas marquer d’essai mais traverser une rivière ! (Rires) »

 

Bravo les filles pour votre courage !